Jean-Paul
Riopelle est né à Montréal en 1923. En 1945-46, il participe au groupe
des automatistes et à la première exposition du groupe, “Automatique“,
avec Borduas, Mousseau, Barbeau, Leduc et Fauteux. Il fait ensuite plusieurs
séjours en France et décide de s’installer à Paris en 1947.
J’ai
vu Rouen et les Géricault du Musée. J’ai passé deux semaines à Paris.
Je suis allé au Louvre et j’ai vu l’exposition des œuvres volées par Goering
au Musée du Luxembourg. J’ai décidé que c’était en Ile-de-France, là où
la lumière est la plus belle, que je vivrais.
Il rencontre alors André Lhote, Georges Mathieu, André Breton, Antonin
Arthaud, Picabia, Aimé Césaire et fréquente assidument la Galerie du Dragon,
rendez-vous des surréalistes. Mais c’est Georges Duthuit, que Breton considérait
comme un des esprits les plus considérables de l’époque qui, le premier,
reconnaît et défend son œuvre. A partir de 1954, Riopelle expose régulièrement
à la Pierre Matisse Gallery de New-York, mais également à Paris, Sao Paulo,
Londres… La Galerie Maeght expose régulièrement ses œuvres depuis 1966.
En 1980, il crée une fondation qui portera son nom, destinée à accueillir
des artistes indépendants du monde entier.
A
l’occasion du Bicentenaire de la Révolution Française, le gouvernement
canadien fait don à la France de la plus grande huile jamais réalisée
par Jean-Paul Riopelle, “Point de Rencontre“ (4,26 x 5,49 m). Cette œuvre
est exposée à l’Opéra Bastille. Jean-Paul Riopelle est un très grand artiste
canadien et a exposé dans les plus grands musées et galeries du monde.
Il a expérimenté d’innombrables techniques en peinture, gravure, collages,
sculpture, céramique…